Les jardins de Kerdalo

Bonjour à tous!

Pour ce premier article, j’ai choisi de vous parler d’un jardin coup de cœur.

Ce jardin se trouve en Bretagne… mais je ne vous en dit pas plus, car je souhaite vous le présenter de façon complète ; il est donc trop long pour être publié en une seule fois!

1ère partie

Charmes et mystères

On ne sait pas trop comment opère la magie de Kerdalo. Le mystère réside au-delà de la richesse de ses ambiances et de l’harmonie de ses compositions. On serait tenté de classer Kerdalo dans les jardins cloisonnés, lorsque l’on découvre sur le plan l’existence des différents types de jardins. La promenade nous révèle autre chose.

A Kerdalo, il n’y a ni rupture ni cloison. Notre cheminement découle en épousant les formes douces du vallon. Le regard n’est jamais arrêté et se faufile de jardins en point de vue.

Au fil de l’eau

L’eau est notre guide ; cascade sonore, étangs alanguis, ruisseau vivace : elle donne le tempo de chaque ambiance. Lorsqu’elle se fait absente et silencieuse, ce sont des flots de plantes qui se forment sur des escaliers. L’eau reprend sa course, jaillit en nous surprenant d’un masque de pierre ou d’une vasque. Elle nous échappe aux abords du Jaudy, pour suivre son aventure vers la mer.

Jardins de voyage

Kerdalo nous raconte les voyages de son créateur. La suite de terrasses nous livre des accents de Toscane et le nymphée a été réalisé d’après des croquis exécutés en Italie. L’Angleterre a été aussi la muse de la qualité de la collection végétale et de l’harmonisation que les plantes ont entre elles. Peter Wolkonsky a invité ces influences étrangères tout en respectant l’esprit du lieu ; granit et galets nous rappelle l’identité bretonne de Kerdalo. Le vallon a également gardé l’harmonie naturelle de ses grands arbres et de son ruisseau.

Un royaume de jardins

Le vallon du haut semble sortir de la campagne environnante. Il emprunte avec naturel le cours du petit ruisseau pour aboutir au jardin du petit canal. Le pavillon chinois semble puiser la fugacité de sa silhouette dans la légèreté de l’eau qui le traverse. Le canal apaise la vivacité de la nature. Les longues terrasses à l’italienne prolongent et élèvent la ligne des toits. Les murs du manoir sont à la fois robustes et raffinés. Les motifs géométriques de l’allée de galets accrochent à la fois l’ombre et la lumière. Le lieu pastel des roses et des céanothes apaise. L’eau ressurgit au creux d’un escalier foisonnant de verdure. Le vallon s’échappe sous les frondaisons des grands hêtres et châtaigniers. La promenade nous fait découvrir des végétaux étonnants. Un fantasque cheval surgit d’une rivière de fougères et de primevères japonaises. Ce chemin enchanté nous fait parvenir à la porte d’une grotte ; pour y accéder, il faut marcher sur des dalles posées à fleur d’eau, de dimensions de plus en plus réduites, ce qui nous fait imaginer que le chemin est plus long qu’il ne l’est en réalité. Les tritons et naïades en coquillages nous offre un concert au rythme de l’écoulement du ruisseau.

Le deuxième volet sera publié mercredi prochain.

Bonne journée!

Un commentaire pour “Les jardins de Kerdalo”

  1. elo-dreamsister dit :

    Un bien bel article, subtilement rédigé, des photos de très belle qualité (voir le diaporama deux fois n’est pas de trop !), bref une invitation à la découverte qui fonctionne !
    Merci pour ce petit voyage.

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